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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Intérêts des mycorhizes en horticulture (2)

Culture de plantes mycorhizées dans le but de récolter les racinesAvec le développement médiatique qui s’accélère sur le sujet de la vie microbienne du sol et son intérêt pour un développement alternatif des cultures et autres végétaux, le terme « mycorhize » est pratiquement devenu un générique. En fait, il définit le résultat de la symbiose entre un système racinaire et un champignon (champignon mycorhizien) : la mycorhization.
Phénomène naturel depuis des millions d’années, la mycorhization apparaît aujourd’hui comme une des solutions les plus complètes pour la protection et la croissance des végétaux.
Les champignons mycorhiziens comprennent différentes espèces et de nombreuses souches différentes. On distingue ceux dont l’expression reste souterraine et donc invisible, et dont la symbiose se fait au moyen d’une colonisation en profondeur des racines (on parle alors d’endomycorhization), et ceux dont l’expression est extérieure, dont la symbiose se fait par une colonisation superficielle des racines (on parle alors d’ectomycorhization) : truffes, bolets et autres champignons en sont une représentation.
Au sein même des champignons endomycorhiziens, on distingue différentes espèces adaptées au type de végétaux (champignons endomycorhiziens à arbuscules, éricoïdes…) Enfin, certains végétaux n’interagissent pas avec les champignons mycorhiziens (chénopodiacées, brassicacées, crucifères notamment).
On le voit, le champ est assez complexe. L’exposé s’articule ici autour des champignons endomycorhiziens à arbuscules au travers un prisme utilisateurs. Il reprend les étapes successives de la production, de la formulation, de l’application jusqu’aux résultats attendus. Autant d’étapes cruciales pour une bonne intégration des inoculants mycorhiziens dans les conduites culturales
des végétaux quel qu’en soit l’objectif. La production doit permettre une qualité, une homogénéité, une efficacité réelles, ainsi qu’une traçabilité fiable afin de suivre le comportement de ces organismes vivants. Leur formulation doit permettre la juste application aux cultures en fonction des modes opératoires des utilisateurs et de la meilleure efficacité recherchée.
Enfin, si le monde scientifique et de recherche appliquée est au début de la compréhension des interactions microbiennes du sol, les inoculants mycorhiziens s’avèrent des agents facilitateurs de nutrition et de croissance des végétaux, garants de vigueur, robustesse et résistance aux stress divers.

La mycorhization : une symbiose diversifiée plus que millénaire
 

La mycorhization est la symbiose entre une racine et un champignon mycorhizien. Par simplification, nous utiliserons les termes « mycorhizes » pour désigner les champignons mycorhiziens et « mycorhization ».
L’excellent schéma publié par le professeur Marc-André Selosse lors de la journée du 25 mai 2012 « Alliance au pays des racines », et que je reprends ici, illustre bien cette diversité d’expression de la symbiose mycorhizienne.

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Philippe Cruypenninck
ingénieur agronome, Premier Tech
Conférence dans le cadre de la journée à thème de Paris 2013

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