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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

L'apport de champignons Trichoderma dans les substrats

Contexte de l’innovation, enjeux de la filière

Les productions végétales hors-sol représentent des enjeux économiques importants dans les filières de l’horticulture ornementale et vivrière. En 2011, la production de légumes en France représente 5,5 millions de tonnes de produits par an, cultivés sur 230 000 ha, dont 5 000 ha sous serre (Étude Agreste 2012).
De la même façon, les productions horticoles ornementales représentent plus de 18 000 ha de surface de production, dont 2 000 ha couverts et 2 300 ha de plates-formes hors-sol (FranceAgrimer 2011).
Dans le cas des cultures hors-sol, notamment sous abri, les systèmes sont souvent sophistiqués et les conditions physico-chimiques des environnements aérien et racinaire sont relativement bien contrôlées. Par ailleurs, jusqu’à la fin des années 90, les filières ont pu utiliser bon nombre de substances phytosanitaires présentes sur le marché pour assurer le maintien de l’état sanitaire des cultures. Cependant, compte tenu des évolutions réglementaires impliquant la diminution du nombre de substances actives commercialisées, les producteurs doivent trouver d’autres méthodes de lutte contre les pathogènes. C’est ainsi que se développent des solutions basées sur l’inoculation de la rhizosphère par des microorganismes antagonistes de ceux responsables des maladies telluriques et/ou favorables à la croissance des végétaux (exemple des bactéries PGPR).

Principaux mécanismes d’actions connus des microorganismes

À l’instar de tout fonctionnement d’écosystème, on retrouve des principes de dynamiques de populations, soit :
- Des phénomènes de concurrence pour les ressources nutritives disponibles dans le milieu
- Des stratégies de croissance spécifiques (vitesse de croissance, mode de multiplication, etc.)
- Des mécanismes de défense (excrétion dans le milieu de molécules pouvant inhiber le métabolisme d’autres organismes par exemple)
- Des mécanismes antagonistes
Ce sont ces mécanismes qui sont mis à profit pour lutter contre les maladies des cultures, soit en agissant directement sur le pathogène, soit en renforçant les défenses de la plante, ou en permettant une meilleure absorption par celle-ci des éléments nutritifs (ex : mycorhizes).
Les solutions à base de microorganismes peuvent être commercialisées sous différentes formulations : solutions liquides / pulvérulentes à apporter aux cultures à des fréquences définies en fonction du type de microorganisme présent par exemple.

En tant que producteur de support de culture, Florentaise s’est naturellement intéressée à ces microorganismes, pour enrichir les substrats et notamment au champignon Trichoderma atroviride.

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Claire Grosbellet
ingénieure INH, docteur en agronomie, Florentaise
Conférence dans le cadre de la journée à thème d'Angers 2013

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