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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Le jardinage écologique, retour d’expérience à Terre vivante

Courge Cou tors - © Terre vivanteQu’est ce que le jardinage bio ? Jardinage biologique ou jardinage écologique ? Ce n’est vraiment pas la chose la plus facile que de choisir entre ces deux termes. Le jardinage biologique, disons sans produits chimiques pour faire simple, est quelque peu un dérivé des termes «agriculture biologique». En réduisant le jardinage biologique à cette simple défi nition, on laisse de côté tout ce qui fait la substance des méthodes biologiques : compostage, association de plantes, couverture du sol… qui font que le jardinage biologique est, en fait, du jardinage écologique. Le jardinier écolo considère ainsi le jardin dans son ensemble comme un véritable organisme vivant, et les différentes techniques culturales qu’il met en oeuvre visent généralement à vivifi er cet organisme dans le but de créer un équilibre. Cet équilibre lui permettra alors de jardiner avec la nature et non plus contre, en tirant bénéfice de l’ensemble des êtres vivants du jardin.
 

Les méthodes de lutte en jardinage
L’ensemble des techniques de culture en jardinage bio vise en général à produire de beaux fruits et légumes. Cela demande d’avoir des plantes saines, et c’est bien là un des principaux défi s en jardin bio. La lutte contre les maladies et ravageurs est alors le véritable nerf de la guerre pour le jardinier bio. Pour lutter contre les maladies, plusieurs solutions s’off rent à lui : les méthodes directes visent à agir directement sur le problème  l’aide de traitements (insecticides, fongicides…), alors que les méthodes indirectes visent plutôt à agir sur le long terme, voire à prévenir l’apparition du problème, et sont axées principalement sur le fonctionnement de l’écosystème jardin.

La lutte écologique
En jardinage écologique, une seule règle prévaut : prévenir plutôt que guérir. Cela passe par un panel de techniques et de pratiques culturales qui, mises en oeuvre bout à bout, permettent de limiter les problèmes.

Principe n°1 : un sol vivant pour des plantes en bonne santé.
Soigner son sol, voila la clé d’un potager réussi ! Paillage, engrais verts et compost sont de rigueur. Hors de question de mettre les plantes sous perfusion avec des engrais chimiques !!
Ici, on nourrit le sol qui, suite au processus de minéralisation, va nourrir les plantes. Les plantes puisent donc peu à peu ce dont elles ont besoin dans le sol et ne subissent pas de carence ou d’excès en minéraux.

Principe n°2 : limiter l’apparition de maladies et ravageurs
Ne pas arroser les feuilles des tomates, associer les plantes, favoriser les coccinelles… autant de moyens pour retarder l’apparition du mildiou, les pullulations de pucerons, etc.

Principe n°3 : la bonne plante au bon endroit et au bon moment
Cultiver de l’aubergine en plein air à 1000 m d’altitude, semer de l’épinard de printemps le 15 août, cultiver des tomates à côté des pommes de terre… rien de tel pour cumuler les problèmes et favoriser la transmission de la maladie !

Principe n°4 : identifier avant d’agir
Les feuilles commencent à jaunir : carence ou maladie ??? Un insecte sur les choux, dans les haricots : auxiliaire ou ravageur ? Avant de passer à l’action, identifiez bien la cause du problème. Rien ne sert de faire un traitement à base de produit fongique si le problème est une carence en minéraux…

Principe n°5 : apprendre à partager
Et si c’était ça le secret ???  Une salade dévorée par les limaces sur les 20 plantées, une feuille de chou grignotée par ci par là… il en faut pour tout le monde !
 

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Pascal Aspe
Responsable des jardins de Terre vivante à Mens
Conférences et échanges Jardiner autrement - Lyon, 2 février 2012
 

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