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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Jardiner en tenant compte des plantes compagnes

Photo plantes compagnesLes insectes ravageurs des cultures tels que les chenilles et les pucerons causeraient des dégâts importants sur les plantes cultivées si des méthodes de protection n’étaient pas mises en place. Actuellement, la lutte contre les ravageurs grâce à des produits chimiques reste la méthode la moins chère, la plus utilisée et son efficacité n’est plus à prouver. Les particuliers qui possèdent un jardin ont donc tendance à traiter chimiquement suite à l’arrivée d’un ravageur. Par ailleurs, certains citoyens deviennent plus responsables et conscients de leur impact sur l’environnement.

Des méthodes de lutte biologique commencent donc à voir le jour… Ces méthodes consistent à utiliser d’autres organismes, les « auxiliaires des cultures », qui sont des ennemis naturels des ravageurs pour permettre de réduire les effectifs d’un organisme nuisible. Ces ennemis naturels peuvent être soit des prédateurs soit des parasitoïdes. Les prédateurs, comme les larves de coccinelles ou de chrysopes, consomment plusieurs proies au cours de leur développement tandis que les larves du parasitoïde se nourrissent aux dépens de leur hôte et le tuent en fin de développement.
Plusieurs méthodes de lutte biologique existent, et il est important de distinguer la lutte biologique «inondative» de la lutte biologique par conservation. Il s’agit dans le premier cas, d’augmenter artificiellement les populations d’ennemis naturels par des apports extérieurs, ce qui sous-entend un élevage intensif d’insectes et donc des coûts importants de production et un transport délicat. Dans le second cas, il s’agit de faciliter la survie et la reproduction des ennemis naturels par des aménagements de l’environnement en leur fournissant par exemple des refuges, des hôtes tout au long de l’année, et/ou de la nourriture (nectar, pollen…) Cela nécessite l’étude du comportement des ennemis naturels pour optimiser ces aménagements, mais réduit considérablement les coûts de production.

D’autres méthodes visent à associer certaines plantes permettant ainsi de diminuer les dégâts causés par les ravageurs. On parle alors de plantes compagnes, de plantes de service ou de cultures associées. Cette approche utilisée en horticulture consiste à associer à une culture des plantes qui peuvent avoir une action répulsive ou toxique pour certains insectes. En effet, certaines plantes produisent des composés qui peuvent éloigner les ravageurs des plantes à protéger. Par exemple, une culture de tomates à proximité de carottes repousse la mouche de la carotte. Les plantes de la famille des poireaux ou oignons sont également connues pour être répulsives pour une large majorité d’insectes comme le psylle du poirier, les acariens, les pucerons...

D’autres, comme les plantes aromatiques, émettent des odeurs qui peuvent masquer l’odeur des plantes hôtes des ravageurs et les rendre ainsi plus difficiles à trouver. Enfin, certaines plantes telles que les barbarées peuvent être considérées comme des plantes pièges car elles attirent les ravageurs mais ne permettent pas leur développement.

 

Pauline Le Guigo
Pauline Le Guigo
Prix de thèse 2011
Colloque Jardiner autrement

 

 

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