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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Planter un arbre en évitant l'échec

Grand chêne planté en 1989, 22 ans après (David)Avec l’augmentation des dimensions d’arbres plantés depuis deux ou trois décennies, pour limiter le vandalisme, flatter l’inaugurateur ou se conformer à des exigences légales, la valeur de sujets manipulés s’est considérablement accrue. De quelques centaines d’euros pour des sujets de force 16/18 ou de dimension 250/300, l’on atteint parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros pour des tiges exceptionnelles de chêne en 100/120 ou de grands conifères, des cèdres notamment de 1 000/1 300 de hauteur. Les difficultés de reprise allant croissant avec la taille, la probabilité d’un échec coûteux va en augmentant, favorisant l’apparition de litiges entre pépinières, entreprises, maîtres d’oeuvre et maîtres d’ouvrage.


Qu’est-ce qu’une reprise réussie ?


Je proposerai de considérer qu’une reprise est réussie si, à l’issue de la perte de vigueur consécutive à la transplantation, l’arbre retrouve une croissance normale en conservant un port représentatif de l’espèce et/ou du cultivar auxquels il appartient.

Ordres de grandeur courants
- En ville, au niveau des plantations de voirie, la majorité des arbres plantés en tige varie de 20/25 à 30/35. Logiquement, les conditionnements sont alors de mottes grillagées de diamètre 0,70 m pour 0,60 m de haut à 1 m de diamètre pour 0,80 m de haut.
- Dans la majorité des cas, les volumes des fosses, pour une profondeur de 1,2 à 1,5 m, sont de 6 à 8 m3, voire 12 m3 pour des mélanges terreux, parfois augmentés jusqu’à 18 m3 pour des mélanges terre-pierres. Le plus souvent, les contrats de plantation incluent deux années d’entretien et de garantie de reprise.
- Le coût par entreprise de ces plantations, fosse comprise, fournitures et entretien inclus est compris usuellement entre 1 500 et 3 500 euros.

Analyse technique de la plantation et de la reprise
La réussite de la transplantation de végétaux repose sur leur capacité à reconstituer leur système racinaire, puis dans un second temps leur système chorophyllien, tout en évitant le dessèchement des organes soumis à transpiration. Dans le cas de grands conifères régulièrement cernés en pépinière, la transplantation permet de conserver un volume de système racinaire compris entre 1/3 et 2/3 du système racinaire initial, la reconstitution de la partie manquante nécessitant au moins deux années.

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Jean-Marie David - Phytoconseil
Conférence lors de la journée à thème sur l'arbre Suresnes 2011

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