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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Restaurer l'équilibre biologique des sols

Depuis quelques années, on assiste à une recrudescence des affections parasitaires liées aux maladies et ravageurs du sol. Ceci est avéré dans les parcelles de production, notamment de fruits et légumes, et les jardins n’y échappent pas. Il est fréquent d’observer ainsi, dans les jardins, des fontes de semis ou de boutures, des irrégularités de croissance, avec des plantes chétives, accompagnées parfois de dégâts de pourriture sur les racines ou le collet, voire des mortalités de plantes ; ceci conduit à parler de « baisse de fertilité » ou de « fatigue » des sols.

Ce concept reste relativement flou, bien que correspondant à une réalité de terrain. En effet, ce que l’on pourrait appeler la « santé » d’un sol relève de considérations différentes selon le point de vue ou l’objectif recherché. La santé d’un sol pourrait être définie comme sa «capacité à fonctionner comme un système vivant, dans les limites d’un écosystème et d’une utilisation donnés, pour soutenir la productivité biologique, maintenir la qualité de l’eau et de l’air, et promouvoir la santé des plantes, des animaux et des êtres humains» (Doran, 1996).

Ainsi pour l’agronome et le pédologue, soucieux de fertilité et de productivité, il s’agit avant tout d’apprécier la texture et la structure du sol et sa capacité à stocker l’eau, de relever sa teneur en matières organiques pour améliorer le rapport C/N et favoriser la disponibilité en éléments nutritifs. Le naturaliste s’attachera de son côté à la biodiversité et aux espèces vivantes présentes, quelles soient bénéfiques, neutres ou agressives pour les plantes cultivées.

Le phytopathologiste, dont l’objectif est la santé des plantes, cherchera à évaluer le potentiel infectieux du sol, la réceptivité du sol aux bioagresseurs et, à l’inverse, à la présence d’antagonistes. Pour lui, un sol sain est un sol portant des plantes sans maladie d’origine tellurique, voire un sol « résistant ».

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Or, dans la réalité du terrain, il est bien évident que ces différents facteurs interagissent entre eux, ce qui ne facilite ni l’étude, ni les recommandations pratiques. Enfin, parmi les bioagresseurs, certains (Rhizoctonia solani par exemple) se comportent en opportunistes : ils attaquent la plante qui se trouve en situation de faiblesse et de stress, lors d’un excès d’eau et/ou anoxie dans le sol par exemple. Il apparaît ainsi que la combinaison de différentes méthodes sera le principe général visant à conserver un bon équilibre biologique des sols et des cultures saines.

DanielVeschambreDaniel Veschambre
Conseil scientifique SNHF
Colloque jardiner autrement 2011



 

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