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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Gestion des apports : eau, fertilisants, matières organiques

Toute approche raisonnée (raisonnable) de la relation d’une plante à un sol et plus particulièrement de l’absorption hydrique, de la nutrition minérale et de la respiration racinaire repose sur la maîtrise de la disponibilité de l’eau, des éléments de la nutrition et de l’oxygène dans l’environnement racinaire. La biodisponibilité, paramètre complexe, intègre deux grandes notions : l’une qualitative, qui définit la possibilité énergétique de transférer de l’eau, les nutriments ou l’oxygène du sol vers la racine, et l’autre, surtout quantitative, liée aux quantités potentiellement transférables vers la plante.


La biodisponibilité en eau définit la capacité biophysique de la plante à prélever de l’eau dans le milieu racinaire : c’est physiquement le travail qui doit être fourni pour le transfert. Plus la quantité d’eau diminue dans un sol, plus elle est liée au solide et plus il faudra fournir de travail pour la transférer vers la plante. Sur un autre registre, plus il y aura de solutés (sels) dans l’eau, plus il faudra fournir de travail pour valoriser cette eau dans la plante. Totalement additifs, ces deux aspects doivent être conduits de front dans les milieux où la salinité n’est plus négligeable. Même si la contrainte saline peut exister en région méditerranéenne ou littorale, c’est surtout à la relation de l’eau au solide (sol ou substrat) que la suite de cet exposé sera consacrée.

Feuille avec goutte d'eau

L’objectif de la culture, alimentaire ou ornementale, voire uniquement décorative, permettra de définir le niveau de rationnement ou de stress hydrique supportable. Cette approche supposerait de pouvoir accéder à la variable de biodisponibilité de l’eau dans le milieu racinaire avec des systèmes de mesure tensiométriques ou électriques indirects. Ces installations avec mesure de l’état de l’eau et gestion
automatisée des arrosages sont déjà largement utilisées dans les services espaces verts des grandes villes, ou encore la gestion de golfs ou de terrains de sport. On voit cependant apparaître sur le marché des particuliers des petits systèmes simples basés sur de petites sondes capacitives, associés à de petites stations météo (système Inovalley). Pour les jardiniers avertis ou soucieux de limiter leur consommation en eau, l’approche volumique quantitative reste la plus simple. Elle est cependant soumise à quelques notions de base et surtout à l’appréciation de la relation teneur en eau/biodisponibilité, qui est propre à chaque milieu. Dans un sol (ou un substrat), l’eau est retenue dans la porosité du milieu solide par des phénomènes que l’on peut assimiler à de la capillarité. Plus le pore est fin, plus l’eau est retenue.

 

alt Sylvain Charpentier
AgroCampus Ouest
Colloque jarddiner autrement 2011
 


 

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