Recherche

Apprenez à jardiner dans le respect de votre environnement, un site de la SNHF

Création de Jacques Castagné (D.Ronflard)

La nature revient à Saintes

Crédit photo : LormeauLe jardinier est depuis fort longtemps un gestionnaire d’image, et plus particulièrement depuis que les lois de la perspective sont sorties des tableaux pour entrer au jardin. D’un espace essentiellement vivrier que la sédentarisation des groupes humains a permis de se développer, il est devenu, siècle après siècle, un lieu d’expression du pouvoir, de contemplation et de détente. Il fut (et il est) un peu de tout cela, et c’est aussi ce tout qu’est le jardin. Le jardin a donc évolué avec la société, du lieu de promenade romantique du XVIIIe siècle puis de démonstration de la maîtrise d’une nouvelle technologie au XIXe, il est aujourd’hui confronté à de nouveaux besoins de la société. Des mutations nées de contraintes environnementales nouvelles ont fortement fait évoluer l’« espace vert » non seulement dans notre mode d’entretien mais aussi dans l’apparence et donc dans l’image que nous proposons à nos concitoyens.

La question même du rapport du jardinier et de la nature se pose. En effet, depuis des siècles, le jardinier qui pratique au mieux son art, se doit de tailler, couper, tondre et éradiquer toute vie non souhaitée se développant dans son enclos (herbes, insectes, champignons…) Finalement la question peut se poser de savoir si le jardinier aime la nature au sens propre du terme, ou s’il préfère le « type » de nature qu’il propose (ou impose) à un lieu, voire même à un milieu. Car ainsi, la notion d’un jardin correctement entretenu, propre, est uniquement liée à l’image qu’il renvoie. En aucun cas, jusqu’à récemment, l’acte de jardiner n’a fait référence à la conséquence de nos actions sur la nature, l’environnement et la biodiversité. La volonté de préserver (voire de favoriser) la nature dans nos actes de jardinier est récente. Les « jardiniers des villes » doivent donc composer avec diverses contraintes, besoins et conséquences de leurs actes.

En effet, nous sommes saisis par trois notions qui s’imposent au jardinier :
L’image : la qualité esthétique que nous sommes capables d’apporter aux espaces que nous créons et entretenons.
La biodiversité (la nature) : en somme, c’est la vie que nous devons prendre en compte dans nos pratiques. Plus nous taillons, tondons et désherbons, moins nous laissons à la nature la capacité à s’exprimer et se développer.

Lire la suite (PDF)

François Lormeau
Directeur de la Gestion Urbaine de Proximité.
Ville de Saintes
Conférences et échanges Jardiner autrement - Saintes, 16 février 2012

Acheter la publication ...

Saintes Eplefpa de Saintonge La valériane Onema Ecophyto 2018 FranceAgriMer Soufflet vigne